Essai MV Agusta Rush 1000

0 à 100 km/h en 2,9 secondes ! Tout dans l’excès !

4 cylindres en ligne, 998 cm3, 212 ch et 116,5 Nm, 186 kg à sec, 300 exemplaires, 34.000 euros

Découverte

Si on pense qu’il s’agit essentiellement d’un roadster Brutale 1000 RR radicalement remodelé, c’est en fait une version encore plus extrême d’un modèle qui s’est déjà distingué par son extravagance stylistique. Un style que l’on doit au célèbre progettista Adrian Morton qui vient de quitter l’entreprise après y avoir passé 16 ans.

Vendue à partir de 34.000 euros et disponible dans un seul coloris anthracite et rouge résolument sinistre mais très distinctif, elle coûte en effet 4000 € de plus que la déjà très exclusive Brutale. Ceci en fait la moto de route la plus chère actuellement disponible sur le marché. Remplie de fibres de carbone, d’un échappement en titane, de nombreux moulages en magnésium et d’une allure incomparable, la Rush semble prête à se montrer à la hauteur de son nom sur n’importe quelle piste d’accélération, transformant chaque feu tricolore en grille de départ. Elle n’a pas qu’une présence massive, elle en a aussi l’attitude.

La Rush est dérivée de la Brutale 1000 RR
L’équipe de MV Agusta ne s’est pas fixer de limites en matière de design
On retrouve le 4 cylindres de 998 cm3 de 208 ch
La Rush se dote d’un double silencieux SC Project avec le race kit
La rush revendique 186 kg à sec
Le fameux phare rond offre également un éclairage en virage
La roue arrière est recouverte d’un cache ajouré en carbone
C’est via un écran TFT couleur que l’on paramètre toutes les assistances
La selle en Alcantara haute de 845 mm est plus large
Mieux vaut faire chauffer les gommes avant de prendre la route
La Rush se montre étonnament adaptée à la ville, pour un streetfighter
La position vers l’avant n’est pas trop extrême
Le moteur reprend bien dès 7.000 tours pour une conduite apaisée
Quand il s’agit de monter le rythme, la Rush est toujours prête
Il n’y a que sur piste que l’on peut profiter pleinement des capacités de la Rush
La puissance des accélérations est véritablement addictive
Les suspensions Öhlins s’adaptent parfaitement aux différentes situations
Comme toujours, les étriers Brembo Stylema sont excellents

Les 300 exemplaires de la Rush ont tous été vendues avant même sa production…

Mais ce n’est pas la fin de l’histoire pour la Rush à en croire Brian Gillen :

La Rush est entrée dans l’héritage de MV Agusta en tant que moto qui dépasse les extrêmes en termes de style, mais que nos clients peuvent réellement conduire et apprécier sur la route. Ce n’est pas une moto de course, bien qu’elle en ait les performances. Ainsi, à l’avenir, nous pourrions bien voir d’autres itérations de la Rush, utilisant toujours la plate-forme de la Brutale 1000RR, mais avec un style différent tout en conservant cette personnalité. Ce ne sera pas des changements subtils, mais des changements radicaux : la Rush ne fait que dans l’extrême !

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